Barcella

Préambule :

J’inaugure une nouvelle catégorie pour vous parler de ma principale passion (après ma femme et ma fille évidemment*) : la poésie.

Bon, bien sûr, dis comme ça, ça fait un peu cucul. On imagine tout de suite un mec pieds nus en train de parler aux arbres, l’air inspiré, une plume d’oie et un parchemin à la main. Restons sérieux.

J’aime la poésie, plus largement les mots, et donc par extension la chanson. Je suis admiratif de ces hommes et ces femmes qui arrivent à les agencer de façon si belle, qui racontent des histoires en musique.

Et tout cela, c’est possible en français. Soyons-en fiers, on a la chance d’avoir une langue riche, magnifique, un vocabulaire fourni qui nous permet toutes les nuances. Alors, de temps en temps, j’ai envie de partager avec vous des coups de coeur et des trouvailles qui plaisent à mes oreilles. Des chansons qui, vu le thème de ce blog, auront toutes un rapport avec l’enfance. (Et je suis preneur de vos découvertes !)

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L’artiste du jour :

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler de « Barcella« .

Je l’ai découvert par le plus grand des hasards, il y a un an, en laissant trainer une oreille dans le rayon de la FNAC. Cet après-midi là, c’était son album « charabia » qui était proposé en fond sonore. J’ai écouté, j’ai immédiatement adoré. La chanson en question, « l’âge d’or », parle de nostalgie.

Le problème avec les gens comme lui, c’est que quand les gens comme moi essaient d’en parler, ils le font forcément avec moins de talent. Le mieux, c’est de l’écouter à votre tour :

J’ai évidemment acheté immédiatement l’album « Charabia« , et depuis, cette chanson notamment fait partie de mes préférées. Du coup, lorsque j’ai vu que le garçon était programmé à Paris, j’ai sauté sur l’occasion. Le concert a eu lieu il y a quelques jours, et c’était sans doute le plus beau auquel j’ai jamais assisté.

Non seulement, Barcella a énormément de talent pour l’écriture, mais il en a tout autant pour l’interprétation. D’autant que – pour les plus rétifs – son répertoire ne se limite pas à des chansons qu’on écoute sagement assis dans son fauteuil. Au contraire.
(D’ailleurs, ça marche très bien pour faire danser les enfants. En tout cas, la mienne bouge son boule dès qu’elle entend les premières notes.)

A cette occasion, j’ai surtout découvert qu’il avait fait un autre album, avant celui que je m’étais procuré. Intitulé « la boîte à musiques« , il comporte aussi quelques perles dont une qui tourne en boucle dans mes oreilles depuis que j’ai acheté ce disque. Une chanson qui j’en suis sûr parlera à beaucoup de ceux qui lisent ces lignes, et que je remercie d’avoir lu cet article jusqu’au bout …

Alors, faites-moi confiance et écoutez :

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Pour aller plus loin :  

Le site officiel de Barcella

Sa musique en écoute gratuite 

Acheter les albums « charabia » et « la boîte à musiques »

 

* Bonjour ma chérie ! (je savais que tu lirais ces lignes …)

 

Mon père, ce bricoleur …

J’ai toujours eu beaucoup d’admiration pour ceux (et celles d’ailleurs) qui arrivent à fabriquer quelque chose de leurs mains. Je pense évidemment aux bricoleurs, mais plus généralement aux artisans en tout genre, qui savent transformer la matière en quelque chose de joli, sinon de pratique.

Moi, pour faire simple, mes compétences s’arrêtent aux changements d’une ampoule et à la pose d’un tableau sur un mur à l’aide un marteau et de plusieurs clous (je compte ceux que je paume et ceux que je tords)

Bref, pour le côté viril avec des poils partout, on repassera. C’est d’ailleurs pas de ma faute si mère nature m’a fait imberbe.

Mais la paternité nous impose, à nous les garçons, de prouver à notre femme qu’on est capable de fabriquer des trucs, et qu’il y a donc bien une raison pour laquelle on ne fait jamais la vaisselle. Ca s’appelle le partage des tâches.

Dans cette catégorie, personne ne peut battre un blogueur – Till The Cat pour le nommer – qui réussi à être LE père moderne. Imaginez : il est capable de commenter des émissions de téléréalité sur les réseaux sociaux tout en fabriquant des trucs incroyables. Pour bien nous énerver, nous les papas nuls, il a même créé sur son site une catégorie spéciale où l’on peut voir de quoi il est capable. (Oui, le monsieur dessine aussi très bien. Quand on vous dit qu’il est énervant.)

Alors, hors de question que je me laisse faire.
Aussi, je vais à présent vous apprendre à faire une super cabane pas chère pour votre enfant.

Tout ce dont vous avez besoin, c’est un grand carton. Pour celà, rien de plus simple, vous laissez votre chère et tendre flâner sur « ventes privées » pendant quelques minutes, elle va forcément vous acheter 12 000 trucs-super-bons-marchés-mais-si-je-te-jure-la-même-chose-dans-le-commerce-ça-vaut-genre-10-fois-plus !!! qui – avec un peu de chance – seront pour certains conditionnés dans un carton de taille satisfaisante.

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Bien.

Dans un premier temps, vous allez renforcer la structure avec du gros scotch marron. Ce qui donne, vous l’imaginez, un résultat tout simplement magnifique.

cabane 1

Ensuite, vous avez besoin d’une paire de ciseau, et d’environ 5 minutes de travail acharné pour tenter de découper le plus proprement possible une porte et deux fenêtres.

photo 3 photo 2

Lorsque vous aurez terminé, vous pouvez vous amuser à peindre l’ensemble de cette très jolie construction, ou faire comme moi et la laisser à l’état brute.
C’est parce que j’ai une conception nihiliste de l’art.
Ou bien parce que j’ai la flemme.

En tout cas, le résultat obtenu pourra trôner dans votre salon, et faire la joie de votre enfant. Ainsi que celle de votre épouse, ravie, on s’en doute, de ne plus avoir à chercher vainement auprès de Valérie Damidot des idées déco à la con alors que son bricoleur de mari n’a qu’à utiliser ses mains en or et des doigts de fée pour l’éblouir.

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Alors, qu’est ce que tu dis de ça Till The Cat !
On la ramène moins, hein ?!!

 

Le mariage pour tous : une bonne nouvelle pour les enfants

Ca y est, c’est fini. Ou presque. Ce le sera mardi prochain.
Dans quelques jours, la république française reconnaitra officiellement le droit à des couples de même sexe de se marier et d’avoir des enfants.

Et c’est une excellente nouvelle.

Je ne veux pas rentrer dans la polémique, ni même jouer la provocation gratuite sur un sujet qui divise, je le sais et le comprend. Moi même, au début, j’étais sceptique. Je n’avais rien contre le mariage pour tous, c’était plus la possibilité d’adopter qui me faisait tiquer.

J’ai pu à un moment me laisser tenter par l’argument expliquant qu’il fallait qu’un enfant grandisse dans un foyer avec un père et une mère. Que c’était mieux pour ses repères.

Mais après, j’ai re-réfléchi.

Aujourd’hui, personne n’a envie de se lancer dans l’adoption par plaisir. Au contraire, il en faut de la patience, de la foi, pour y arriver. Il en faut des efforts, des reniements, des années d’attente et des espoirs déçus. Il faut prouver qu’on est pas fou, qu’on est solide, qu’on est un couple stable, qu’on vit ensemble, que la demande correspond à une démarche de parentalité. C’est tout sauf une lubie. Adopter, cela rime avec aimer.
Les parents sont déjà parents avant même de le devenir.

Si c’était la même chose pour les couples « normaux », il y aurait bien moins de faits divers sordides, de petits bébés retrouvés dans les congélateurs, ou perclus de bleus avant même de savoir sourire. Ce monde n’est pas évident, ne l’a jamais été, mais aujourd’hui rien ne garantie qu’un enfant qui va naître chez un couple « normal » soit heureux.

Or, nous avons la chance de vivre dans un pays où les services de la protection de l’enfance ne confient pas un gamin à n’importe qui. Homo ou hétéro, finalement, peu importe, la seule chose qui compte c’est que le foyer où débarquera ce môme abandonné sera le mieux pour lui. L’orientation sexuelle de ses parents, on s’en fout.

Pour un enfant, être adopté,
c’est simplement la garantie d’être aimé.

Il paraît …

… qu’on ne met jamais de chaussettes avec les sandales.
C’est Karl Lagerfeld qui l’a dit*

sandales

Il n’empêche, ça tient chaud.
C’est ça aussi le pragmatisme au masculin. Il faut nous faire confiance, les filles !

Et puis quoi ? Les rayures noires et rouges ça va bien avec le rose, non ? L’ensemble s’accorde parfaitement avec le orange délavé, n’est ce pas ?

Vous ne comprenez rien au style …

 

 

* selon Wikipedia citant Jean-Marc Morandini